Un homme d’expérience qui avait eu du pouvoir se trouvait
face à moi. Jeune, femme, que pouvais-je donc lui apporter ? Les premières
séances, les rôles étaient inversés. C’est moi qui passais les tests. Je
percevais chaque question comme une épreuve qu’il m’imposait pour me déstabiliser.
Je ne me suis pas laisser impressionnée. Et voilà que les rôles s’inversent de nouveau mais il cherche toujours à me faire douter : « je vous imite », « je
retombe en enfance », « j’agis sous votre contrainte ». Ma
formation et ma conviction me poussent à laisser beaucoup de place aux personnes dans les séances. Le plus possible, je l’invite à être acteur mais il refuse de
prendre parti pour mes propositions. Il répète et répète se soumettre et que s’il
décidait, ce serait la tyrannie ! Le doute s’empare alors de moi. Son pari est réussit?
Nos recherches du corps et de la pensée : les mobilisations articulaires cherchent à l’assouplir, le parcours moteur à solliciter son équilibre, l’écriture des ressentis à poser des mots sur ses sensations. Lui qui parle d'anarchie en lui. Quand il relit son écrit, il prend donc part à la séance puisqu'il parle. Il n’en a pas encore conscience.
Une baisse des gardes, l’assouplissement peut-être, permet une relation plus équilibrée. Il trouve que son équilibre est meilleur. Nous abordons donc la respiration. Il s’applique à réaliser correctement les exercices, les vertiges s’expriment. Il constate qu'il respirait mal, que son cerveau devait manquer d’oxygène. La recherche d’une harmonie entre sa respiration et ses mouvements le déstabilise. Ce lien lui est inconnu. Lui qui s’est construit dans un contexte de guerre où le corps est développé pour tuer. Une machine de guerre ! Il se confie de plus en plus et semble mal à l’aise ensuite. Ça n'est pas son habitude de se confesser ainsi.
Il reprend conscience de ses sensations ignorées depuis l’enfance. Une prise de conscience qui semble l’agacer. Elle s’accompagne d'une réflexion sur lui-même, sa perte de capacités physiques, ses oublis du présent, sa peur de perdre son autonomie. D'une réflexion sur son entourage qui tend à l’infantiliser dans l’unique but de le protéger. Je lui fais prendre conscience que la séance est enfin co-animée. Il devait interrompre les séances ce jour là, mais il ne le fait pas.
"Avec vous, c'est une découverte".
Nos recherches du corps et de la pensée : les mobilisations articulaires cherchent à l’assouplir, le parcours moteur à solliciter son équilibre, l’écriture des ressentis à poser des mots sur ses sensations. Lui qui parle d'anarchie en lui. Quand il relit son écrit, il prend donc part à la séance puisqu'il parle. Il n’en a pas encore conscience.
Une baisse des gardes, l’assouplissement peut-être, permet une relation plus équilibrée. Il trouve que son équilibre est meilleur. Nous abordons donc la respiration. Il s’applique à réaliser correctement les exercices, les vertiges s’expriment. Il constate qu'il respirait mal, que son cerveau devait manquer d’oxygène. La recherche d’une harmonie entre sa respiration et ses mouvements le déstabilise. Ce lien lui est inconnu. Lui qui s’est construit dans un contexte de guerre où le corps est développé pour tuer. Une machine de guerre ! Il se confie de plus en plus et semble mal à l’aise ensuite. Ça n'est pas son habitude de se confesser ainsi.
Il reprend conscience de ses sensations ignorées depuis l’enfance. Une prise de conscience qui semble l’agacer. Elle s’accompagne d'une réflexion sur lui-même, sa perte de capacités physiques, ses oublis du présent, sa peur de perdre son autonomie. D'une réflexion sur son entourage qui tend à l’infantiliser dans l’unique but de le protéger. Je lui fais prendre conscience que la séance est enfin co-animée. Il devait interrompre les séances ce jour là, mais il ne le fait pas.
"Avec vous, c'est une découverte".

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