lundi 26 janvier 2015

Mes armes


Nous sommes tous guerriers,
Nous affrontons la vie d’un pas décidé.
Nous sommes tous arrivés,
Mais qui aurait pensé
Qu’un jour ou l’autre on s’entretuerait.
Ta cible est mauvaise,
Tu te trompes de chemin.
Peut-être n’y vois-tu pas clair ?
Mais en aucun cas ça te donne le droit
De tuer d’un éclair.
Le guerrier pacifiste a sa place parmi nous
Celui qui œuvre pour la paix et l’harmonie,
Celui qui croit en la liberté.

vendredi 5 décembre 2014

Le pouvoir des mots


Les mots qui pèsent...
Ce poids sur ma poitrine.

Les mots qui allègent...
Par mes lèvres, ils sont guidés.



L’importance est de taille.
Dans n’importe quelles oreilles qu’ils aillent,
Je, tu, nous, nous nous devons de veillez à leurs impacts.

Tu imagines à quel point ils peuvent devenir venin!

Prends le temps de peser chaque mot.
Au plus juste de leur valeur, gagnant en précision, d’ailleurs.

Nous étions si pressés.
Nous étions habitués, formatés.
Nous n’avions pas osé nous écouter.

Si courte la vie, écourtons nos blablas.
Pourtant les blablas ont leur importance.
Ils traduisent nos peines enfouis pour qu’elles resurgissent et nous laissent passer des nuits calmes.
Ils attendrissent nos moments de partage,
Et bien d’autres choses...

Mots clamés, 
Mots susurrés,
Nous nous devons de témoigner.

Posons les mots pour que vive nos pensées.

mardi 9 septembre 2014

A mon contre

Parait-il que je me mens à moi-même.
N'aurais-je pas osé accepter ce que l'on me reproches?

La liberté : un vaste débat
Où tous déblatèrent.

Les décisions nous sciendent pour mieux nous positionner et nous ressouder 
Dans un équilibre imparfait. 

Le concept du "vase fissuré finira toujours par se briser" devient une pensée désuée.
Dénuée de sens, dénudée j'avance
A mon contre, pour un compte, dans un conte...
Envers et contre tous!

Je deviens à mon contre
La lutte pour être soi s'annonce.
Je deviens ambiguë
Ensemble de force et de sensibilité.

vendredi 29 novembre 2013

Réveil




Je l’ai rencontré il y a presque une année. AVC, aphasie, apathie. Des indications médicales courantes… La relation débute avec nos regards, et il faut l’intercepter son regard qui parfois se perd. Ses mouvements ne sont pas spontanés. Son corps est une prison, sa respiration bloquée. Avec moi, elle ne veut pas marcher, elle semble avoir peur. Je sais qu’avec le kiné, elle marche. Je lui laisse le temps. De notre relation nait la confiance. Je lui propose souvent de se lever et j’attends son accord sans jamais la brusquer.
Un jour, voilà qu’elle se sent prête. Tout se passe très bien, chaque semaine nous répétons le même rituel : éveil du corps, mouvements passifs et marche avec le déambulateur. J’y intègre peu à peu des notions qui semblent essentielles. Il me semble aussi qu’elle est capable de les intégrer. "On recule ses pieds", "on place ses mains sur les accoudoirs", "on décolle son dos du dossier", "on pousse en même temps sur les pieds et les mains en regardant le sol". Puis, on maintient sa verticalité un temps, le regard en face, on respire profondément. En marche pour le périple ! Parfois, nous écoutons de la musique pour cultiver la légèreté. Les sourires et les soupirs renaissent. Un jour, elle me fixe intensément d'un regard soutenu, sincère et me dit « merci ». Ce jour, j’ai su que tout ce temps pris avait servit à quelque chose. Non, ce temps n’avait pas été perdu. Cette dame s’était sentie considérée. Je ne lui avais pas demandé de mobiliser son corps, je l’avais aidé à investir ses mouvements, à les penser, à les désirer. La coquille ne se déplaçait plus seule, elle était de nouveau habitée, réanimée. Ses gestes étaient les siens.